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Jet Set 3 : les « pipoles » en guerre contre le FN

Pour les « pipoles », la politique ressemble à s’y méprendre au monde de la haute-couture. On se dispute les places au premier rang des défilés, et on cherche à se faire remarquer par les photographes. À qui la tenue la plus excentrique, le chapeau le plus grotesque, ou la moue la plus boudeuse. « Duck face » pour les jeunes filles, air ombrageux pour les acteurs « intellos ». En ce moment nous sommes en pleine saison politique, et nos célébrités cherchent à briller pour faits de résistance à la souveraineté populaire du peuple Français. Les célébrités internationales attirent la presse nationale, les autres devront se contenter de la presse quotidienne régionale. Mais ne vous y trompez pas, les uns sont aussi grotesques que les autres.
Bernard-Henry Lévi a sorti sa chemise blanche du placard pour attirer les caméras et avertir du danger. Quant à Dany Boon, il a lancé un appel à la résistance … depuis sa villa à Los Angeles. Ils sont quelques uns à vouloir résister contre la montée du Front National. Ce sont des indignés professionnels, généralement multimillionnaires et bien loin des préoccupations quotidiennes de Monsieur et Madame « Toutlemonde ».
Fabrice Luchini, plus intelligent, plus digne, issu d’un milieu populaire, a essayé de les rappeler à la raison en déclarant que : « Les acteurs doivent respecter un devoir de réserve, de non-obscénité, parce qu’ils ne vivent pas les problèmes des gens. » Bien évidemment, personne ne l’a entendu. Ses collègues se succèdent sur les plateaux de télévision en serviles supplétifs du pouvoir en place, sourds aux cris de désespoir d’un peuple de plus en plus orphelin de sa nation. Ils multiplient les lettres ouvertes pour alerter du « danger ». Mais quel danger ? Que la France soit enfin en accord avec elle-même ? Que les entreprises locales soient favorisées dans les marchés publics régionaux ? Que la sécurité soit assurée dans les TER et les lycées ? De quoi ces « artistes » ont-ils peur ?
Il y a quelques mois, ces mêmes « pipoles » s’engageaient en faveur de l’accueil des « migrants » clandestins. À ce moment là, je me demandais sur Boulevard Voltaire combien de terroristes islamistes se cachaient dans les bateaux de « migrants », sous les insultes de Pierre Siankowski, ancien rédacteur en chef culture du Grand Journal de Canal +. Entendons nous bien, les « pipoles » ont le droit d’être engagés, mais ils sont indécents lorsqu’ils tentent de culpabiliser nos millions de compatriotes qui veulent rester Français en France. Les « artistocrates », ainsi que les appelait Philippe Muray, devraient s’interroger avant que de l’ouvrir. Tels des chiens de Pavlov, ils foncent têtes baissées dès qu’une cause a le vernis de la justice. Il faut pour cela que cette cause soit tournée vers l’ « Autre », mais cet autre n’est jamais le Français simplex. On ne les entend pas quand il faudrait défendre les Français victimes de l’insécurité, ou de la précarité. C’est pourtant là qu’on aimerait les voir… Leur sens de la justice est à sens unique.
Voilà pour le haut du panier. Désormais, il faut aussi compter sur les célébrités locales, elles aussi désireuses de se retrouver sous les feux de la rampe en période électorale. La Dépêche du Midi, organe de presse du Parti Socialiste, publiait aujourd’hui un appel d’une trentaine de personnalités opposées au Front National. Au milieu de ce  florilège de platitudes, quelques noms interpellent, comme celui de Madame Mélinand, coordinatrice du TNT, celui de Monsieur Sansonetto propriétaire du Bikini et militant socialiste notoire, ou bien encore celui de Monsieur Mellouki porte-parole du culte musulman.
Agathe Mélinand déclare : « Non au FN, parce que le vote FN est un vote de repli, de fermeture, de peur de l’autre et que mon métier de co-directrice d’un établissement culturel, consiste à ouvrir les esprits, à les rendre curieux et plus intéressés à l’autre. » Tous les membres du FN seraient donc des bouseux incultes ? Les 31,83 % d’électeurs qui ont choisi Louis Aliot au premier tour seraient donc d’affreux malades mentaux ? Pourtant, lorsque nous sommes allés distribuer des tracts à la sortie du TNT, j’ai assisté à un grand moment de soft-totalitarisme et à des attitudes d’une extrême violence jamais vues au Front National. Nous avons eu droit à tout : insultes, striptease d’une échappée de l’asile Marchand sous les applaudissements d’une grande bourgeoise de « gauche », tracts déchirés, soixantenaires (et soixante-huitards attardés) chantant « la jeunesse emmerde le Front National »…
Non, nous ne sommes pas une bande d’incultes. Oui, nous nous battons pour le peuple. J’aimerais qu’un jour La Dépêche du Midi publie l’appel des Français oubliés : Pierre le boulanger braqué par la racaille, Michaël le travailleur du bâtiment qui s’est fait voler son boulot par des travailleurs détachés roumains de Monsieur Gattaz, Mathilde l’étudiante qui a été violée en rentrant de soirée, Josiane institutrice au Mirail dépassée et quotidiennement insultée, ou bien encore Joseph policier de la BAC dont la voiture est quotidiennement caillassée. Nous ne sommes pas le parti des « pipoles », mais le parti de tous les Français. Y compris, et surtout, les plus modestes !


Gabriel Robin – Secrétaire Général

Image d’illustration : Didier Porte – Les pipoles à la porte


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