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« Diversité » imposée à la télévision ? Pour nous, c’est non !

La tyrannie « antiraciste » semble vouloir s’imposer un peu plus, notamment à la télévision. Delphine Ernotte n’avait pas fait mystère de ses ambitions, en déclarant dès sa nomination à la présidence du groupe France Télévisions : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans. Et ça, il va falloir que ça change ! ». En dehors du Collectif Culture, ces propos n’avaient pas suscité d’indignation particulière dans la classe politico-médiatique, les lâches « Républicains » s’abstenant de commenter. Il était évident que la charge de Delphine Ernotte n’était pas anodine. A-t-elle répondu à une commande du gouvernement ou anticipé ses souhaits ? Difficile à déterminer, mais au fond cela ne change rien.

 

La première victime de cette volonté politique fut le populaire Julien Lepers, renvoyé de son poste d’animateur du jeu Question Pour Un Champion sur France 3. Que veut la classe politique sociétaliste ? Une société multiculturelle, concurrentielle et discriminante. Le projet de loi égalité et citoyenneté est un projet égalitariste et anti républicain. L’égalitarisme ne garantit aucunement l’égalité des citoyens devant la loi, mais la création de supers-citoyens bénéficiant de privilèges légaux exorbitants. Cette idéologie repose sur des fondements culturalistes, et entend réparer des inégalités naturelles (ou sociologiques, cela dépend du point de vue) de façon autoritaire. Ainsi, l’homme blanc incarne le mal ontologique de l’histoire humaine, le dominant par excellence, qu’il faut combattre, au nom d’une lutte des narcissismes particuliers, qui a progressivement remplacé la lutte des classes pour une certaine partie de la gauche.

 

Pourquoi la discrimination dite « positive » est-elle anti Républicaine ? Tout simplement parce que la République ne reconnaît pas des privilèges octroyés par la naissance. En droit, une femme est l’égale d’un homme. En droit, un homme noir est l’égal d’un homme blanc. Et ainsi de suite. Les deux amendement visant à augmenter la « représentation des minorités visibles sur les chaînes nationales », rajoutés par le gouvernement au projet de loi égalité et citoyenneté, représentent une dérive très inquiétante.

 

Le premier amendement demande aux chaînes de lutter contre « les préjugés liés à la diversité de la société française » et de fournir « des indicateurs quantitatifs et qualitatifs sur la représentation de la diversité française dans leurs programmes ». Le second amendement confère une nouvelle mission au CSA qui devra veiller au respect des missions fixées dans le premier amendement, sur la base d’éléments chiffrés qui lui seront communiqués. Le meilleur des mondes. Surveillance généralisée et diversité imposée par un gouvernement élu pour représenter équitablement tous les Français.

 

Fin du fin, Mémona Hintermann-Afféjee, membre du collège du CSA, justifie ainsi ces mesures discriminantes et racistes : « Si on continue de dire aux chaînes « soyez sympa », on n’y arrivera jamais, ajoute-t-elle. Il nous faut un arsenal aussi performant que sur le respect du pluralisme des opinions lors des campagnes électorales. » Elle fait bien de préciser « lors des campagnes électorales », car le reste de l’année certaines opinions n’ont pas droit au chapitre comme on a pu le constater avec l’unanimisme anti Brexit de la quasi totalité des médias français.

 

Il faudrait d’ailleurs savoir. Si, selon Rama Yade les « Français de souche n’existent pas », pourquoi essayer de les éliminer des antennes ? Nous sommes des Républicains conséquents et ne croyons qu’en le mérite individuel. Notre opposition à ces amendements est donc totale.

 

Gabriel Robin – Secrétaire général


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